Si tous les gars du bocage ouvraient les yeux…

Depuis deux ans, l’association met en garde contre ces engins industriels gigantesques qui n’ont rien de « vert », dont la production intermittente nécessite des systèmes de compensation et est de plus aléatoire ; c’est en effet au moment des grandes pointes de consommation, les soirs d’hiver à  l’heure du dîner qu’ils s’arrêtent par manque de vent, comme EDF l’a plusieurs fois constaté.

Nous ne sommes pas les seuls à décrier un système qui passe constamment de la pénurie à l’excès. « Le commissaire européen chargé de l’énergie (Günther Oettinger) a annoncé que des aides publiques pourraient être versées pour la construction de centrales électriques au gaz ou au charbon afin de pallier l’intermittence de la production de l’éolien et du solaire ».

A ceux qui pensent encore que l’éolien est propre et que c’est l’avenir,  le Ministre anglais de l’Energie, John Hayes, déclare : « Les éoliennes sont si peu fiables du fait de leur intermittence qu’elles sont le plus inefficace moyen de production d’électricité jamais imaginé. Il s’agit là de la plus grande escroquerie des temps modernes ».

C’est aussi la raison pour laquelle le Ministre allemand de l’Environnement, Peter Altmaïer, qui a déclaré en septembre 2013 : « Les seules indemnités de mise en réseau des énergies « vertes » ont déjà coûté plus de 66 milliards d’euros à l’Allemagne », compte bien en « revoir le mode de financement qui repose sur des subventions d’Etat payées par les ménages et les PME ».

Avec l’éolien il n’est jamais question que d’argent, c’est normal pour un produit purement financier. Pour s’en persuader il suffit de lire le livre blanc sur le financement de la transition énergétique ouvert à la consultation depuis ce 18 novembre; deux notions en sont totalement absentes : la qualité de vie et de celle du cadre de vie, car il n’y a pas de prix pour elles.

De nombreuses associations se créent actuellement dans le Bocage pour défendre notre cadre de vie contre ces machines infernales, aussi, en cette fin d’année, faisons un rêve et reprenons à notre manière la chanson : si tous les gars du Bocage ouvraient les yeux, réalisaient la beauté de leur environnement naturel, renvoyaient les verts à leurs chimères et marchaient la main dans la main, le bonheur serait pour demain !

Le Bureau, novembre 2013

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