« Le promoteur en éolien et le maire »

De Jean du Saraillou, d’après la fable « Le renard et le bouc » de Jean de La Fontaine

Un promoteur zélé marchait en pérorant
Avec un maire obtus, un niais patenté.
Certes tous les élus ne sont pas ignorants,
Mais celui-ci était bien né
Pour se faire berner.
Les caisses de la commune étant au plus bas,
Il cherchait un crédit
Pour sortir de ce mauvais pas.
Le promoteur lui dit :
« Mettez des éoliennes et ainsi vous aurez
Argent et renommée ;
Vous serez encensé et roulerez carrosse. »
Le maire n’était pas la moitié d’une rosse.
Il approuva et pourtant hésita :
« Je voudrais bien, mais quoi,
Le pays est sacré, protégé par des lois,
Et tuer la Nature, on ne le peut sans mal ;
Les espèces y perdraient
Tant animales que végétales,
Et les gens ne pourraient
Souffrir le bruit, les clignotants ! »
« Que vous importe tant,
Répliqua le rusé,
On remuera certains leviers,
Même les plus élevés,
Et nous obtiendrons ainsi tous les PC (*)
Je gagnerai beaucoup et vous donnerai peu ;
Il faut bien que les risques fassent des bienheureux. »
Le maire se gratta le nez,
Qu’il avait fort et très busqué,
Puis s’exclama, relevant sa casquette :
« Voilà un discours qui me plaît ;
Vous êtes quelqu’un de futé.
Topez là, compagnon, l’affaire est faite ! »
L’autre le laissa là, sourire en coin
Et se frottant les mains.
Quelques années après, les pales tournaient,
La Nature était sacrifiée,
Les gens se désespéraient.
Le maire s’ne moquait, puisque les sous rentraient.
Oh, très peu ! mais ma foi,
On ne rechigne pas sur ce qu’on a.
D’autres années passèrent,
Les machines étaient délétères.
Il fallut les démonter.
Mais plus du tout d’argent,
Le promoteur s’était carapaté.
L’addition fut salée,
La commune endettée,
Et le maire sifflé.
On terminera en disant
qu’en « toute chose il faut considérer la fin. »
Que « tout flatteur vit
Aux dépens de celui qui l’écoute ».
Que bien d’autres moralités, enfin,
Pourraient être suivies
Et retenues sans doute,
Car sagesse toujours n’est pas du côté de ceux
Qui le croient.

(*) Pc : permis de construire

L’auteur, Jean du Saraillou, alias Jean LEVY, est coprésident de l’Association Défense de l’Environnement et du Patrimoine du Viala-du-Tarn et de Montjaux

Nos voeux pour 2015

Les membres du bureau de l’association sont heureux de vous adresser, pour vous et vos familles,

Leurs meilleurs vœux pour l’année 2015

Le bilan 2014, qui peut paraître succinct, nous a pourtant beaucoup occupés et se résume brièvement ainsi :

  • Après l’obtention de l’étude d’impact d’OSTWIND, suite au dépôt de la demande de permis de construire en novembre 2013, l’élaboration d’une contre-étude
  • Le regroupement de plusieurs associations du Nord-Deux-Sèvres, dont la nôtre, en une Fédération, chargée des rencontres avec les élus et les hommes politiques
  • Le suivi de notre pétition sur Internet

En 2015, plus encore que l’année précédente, nous avons besoin de votre concours à tous :

Même si nous sommes de plus en plus nombreux en Bocage et ailleurs à prendre conscience des dangers du développement de l’éolien sur nos territoires, sacrifiés par l’autorité régionale,  il faut continuer à se mobiliser avec force contre les dangers suivants :

  • Danger pour nos santés déjà largement mises à mal par la détérioration de notre     environnement,
  • Danger pour nos paysages dont la destruction sera irréversible,
  • Danger pour la valeur de nos maisons soumises à ces servitudes éoliennes,
  • Danger pour le budget des ménages avec l’augmentation importante et inévitable de la taxe CSPE (# 60% ces deux dernières années).

Ensemble en 2015, continuons à lutter contre cette supercherie qu’est l’éolien et formons le vœu que le bon sens l’emporte, tel est notre vœu le plus cher pour cette nouvelle année!